Éric Gauthier est l’auteur de ce bijou. Un roman assez volumineux, 525 pages, mais qui se lit rapidement. Aucune longueur, aucun moment mort.
L’histoire se résume à un homme qui suspecte un ancien ennemi d’être lié à un groupe d’une petite ville d’Abitibi. Cet ennemi est dangereux et Malick connait les vrais pouvoirs et la nature du méchant. Il veut convaincre son entourage du danger qui plane sur la ville, mais se rend compte qu’il met peut-être ses amis dans une mauvaise posture. Alors, ça se complique!
Le récit est présenté en deux histoires parallèles : celle de Malick et celle de Hubert. L’un est magicien à ses heures, l’autre est un membre influent du groupe que Malick croit être une sorte de secte dirigée par un sorcier méchant. Contrairement à ce que je pensais avant ma lecture, les scènes d’actions ne sont pas trop poussées. Il y a quelques trucs magiques, mais cela n’en devient pas irritant ou absurde. Du vrai bonbon.
La force du roman se retrouve par contre dans les dialogues. J’ai accroché rapidement comme si l’auteur avait mis beaucoup d’énergie là-dessus ou qu’il avait ensorcelé ses écrits. Très fort.
Ce livre a tous les ingrédients pour remporter le grand prix Boréal ou autre. Du moins, il a mon vote pour le moment. Mais il me reste à lire la conclusion de la trilogie de Daniel Sernine: Les écueils du temps. Ça risque d’être chaud!
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il y a 1 heure

