Ça, c’est une bonne nouvelle. Deux auteurs qui, malheureusement, ne publient pas assez souvent.
Yves MEYNARD
L'Enfant des mondes assoupis
Laurent McALLISTER (Yves Meynard et Jean-Louis Trudel)
Les Leçons de la cruauté
Deux recueils de nouvelles.
mardi 28 avril 2009
lundi 27 avril 2009
Queue de poisson
Depuis une ou deux semaines, en référence au centenaire du club de hockey canadien, j’ai entendu et lu souvent l’expression: l’année s’est terminée en queue de poisson. Une queue de poisson. Étrange.
Cette expression m’a trotté dans la tête et je ne suis pas arrivé à la comprendre, à la cerner. Du moins, jusqu’à ce matin. Voici ce que j’ai trouvé en me baladant sur le net :
Imaginez un de ces marins au long cours d'autrefois, ballotté par les flots pendant de nombreux mois pour la moindre traversée d'un océan et sans aucune femme à bord.
Soudain, alors que la vigie perchée dans la hune (mais pas dans la lune) annonce "Terre à l'horizon !", notre marin aperçoit le torse d'une magnifique créature qui se tient à un rocher et qui chante d'une voix sublime. Poussé par le désir de l'entendre de plus près, notre homme plonge à l'eau, nage à grandes brassées vers la beauté et s'en approche suffisamment près pour se rendre compte avec effroi que son corps sans jambes se termine par une superbe nageoire.
Notre pauvre marin vient de se faire piéger par une sirène ( ). Mais dans l'affaire, il n'a pas tout perdu, puisqu'il vient aussi de comprendre le pourquoi de notre expression.
Au Ier siècle avant J.C., au début de l'Art poétique, le coriace Horace ( ) compare déjà une oeuvre d'art sans unité, donc décevante, à un beau buste de femme qui se terminerait en queue de poisson : "Desinit in piscem mulier formosa superne", ce qui ne veut pas dire "Le dessin de la piscine de Monsieur Mulier a une forme super" mais approximativement "De sorte que le haut soit d'une femme aimable, et le bas représente un poisson effroyable".
Bien plus tard, en 1833, Balzac l'a remise au goût du jour dans "Ferragus, chef des dévorants" : "Quelques rues (de Paris), ainsi que la rue Montmartre, ont une belle tête et finissent en queue de poisson".
Drôlement intéressant.
Cette expression m’a trotté dans la tête et je ne suis pas arrivé à la comprendre, à la cerner. Du moins, jusqu’à ce matin. Voici ce que j’ai trouvé en me baladant sur le net :
Imaginez un de ces marins au long cours d'autrefois, ballotté par les flots pendant de nombreux mois pour la moindre traversée d'un océan et sans aucune femme à bord.
Soudain, alors que la vigie perchée dans la hune (mais pas dans la lune) annonce "Terre à l'horizon !", notre marin aperçoit le torse d'une magnifique créature qui se tient à un rocher et qui chante d'une voix sublime. Poussé par le désir de l'entendre de plus près, notre homme plonge à l'eau, nage à grandes brassées vers la beauté et s'en approche suffisamment près pour se rendre compte avec effroi que son corps sans jambes se termine par une superbe nageoire.
Notre pauvre marin vient de se faire piéger par une sirène ( ). Mais dans l'affaire, il n'a pas tout perdu, puisqu'il vient aussi de comprendre le pourquoi de notre expression.
Au Ier siècle avant J.C., au début de l'Art poétique, le coriace Horace ( ) compare déjà une oeuvre d'art sans unité, donc décevante, à un beau buste de femme qui se terminerait en queue de poisson : "Desinit in piscem mulier formosa superne", ce qui ne veut pas dire "Le dessin de la piscine de Monsieur Mulier a une forme super" mais approximativement "De sorte que le haut soit d'une femme aimable, et le bas représente un poisson effroyable".
Bien plus tard, en 1833, Balzac l'a remise au goût du jour dans "Ferragus, chef des dévorants" : "Quelques rues (de Paris), ainsi que la rue Montmartre, ont une belle tête et finissent en queue de poisson".
Drôlement intéressant.
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