
Le protocole reston
Mathieu Fortin
Éditions Coups de tête
Un navire étranger se dirige vers Toronto afin de transporter une bête encagée. Malheureusement, le bateau doit freiner d’urgence après avoir frappé un banc de sable et les secousses font tanguer la cage
plexiverre du monstre qui en profite pour la faire basculer hors de ses fondations. Une fêlure prend forme sur l’un des murs de
plexiverre et la bête s’acharne à l’élargir en s’élançant sur les parois. Bientôt, elle est libre et plonge dans le fleuve. Elle aboutie à Trois-Rivières où elle sème la terreur.
Une histoire de morts-vivants. Vite comme ça, on peut faire un parallèle entre ce roman-ci et des films d’horreur comme
The night of the living dead,
Resident evil, etc., ce qui, au départ, est alléchant. Mais en réfléchissant un peu plus, j’ai plutôt tendance à comparer ce livre avec
Je suis une légende de Richard Matheson. Pourquoi? Simplement pour l’ambiance apocalyptique, la sensation de solitude, d’être seul (4) contre le reste du monde. Le désarroi. Et le goût du sang.
À noter que les intermèdes sont aussi excellents. Ils donnent un répit au lecteur. Il s’agit d’un roman de 124 pages, alors, ça se déroule vite.
Malgré tout, j’ai deux bémols : les dialogues en joual et l’absence d’animaux (un chat).
Cela est bien personnel, mais l’écriture en joual ne m’emballe pas et souvent, je dois lire les phrases deux fois. Par contre, j’aime les blasphèmes québécois, ça démontre de l’émotion et ça vient me chercher. Étrange, non?
Bref, un bon roman pour les amateurs de morts-vivants.